l’Autre Turquie. Le mouvement Aléviste et ses territoires
L’ouvrage d’Élise MASSICARD, récemment recrutée au CNRS, est issu d’une thèse de doctorat de Sciences Politiques. L’auteure a travaillé en France, en Allemagne, en Turquie, à la définition d’une territorialité transfrontalière, pour ne pas dire transnationale (elle-même préférant employer le terme « trans-étatique » ), centrée sur l’appartenance à une confession originale, généralement peu connue hors de Turquie, l’alévisme. L’alévisme et le bektachisme qui lui est historiquement et généalogiquement lié sont deux mouvements religieux proches qui ne se confondent toutefois pas entièrement, intimement ancrés dans les différentes manifestations de la culture turco-musulmane, qu’il s’agisse des Balkans ou de l’Anatolie. Bien que le terme dérive du nom d’Ali, neveu et gendre du Prophète, comme l’arabe alawi (alaouite, ce terme pouvant tout aussi bien désigner la minorité au pouvoir en Syrie que la dynastie chérifienne au Maroc, dans des circonstances historiques complètement différentes, l’un désignant, comme en Turquie une confession hétérodoxe issue du chiisme, l’autre une dynastie marocaine garante du Sunnisme orthodoxe !) et soit issu historiquement de la partition entre musulmans orthodoxes et chiites, très tôt dans l’histoire de l’islam, il est difficile de réduire l’alévisme comme le bektachisme à un simple courant d’obédience chiite. Ce même alors que l’Ali des Alévis ou des Bektachis turcs ressemble trait pour trait à celui des images pieuses fréquentes en Iran, Pakistan, Afghanistan, Liban… chiites. Ali ressemble d’ailleurs très fortement au Jésus des images chrétiennes, double blasphème pour des Sunnites majoritaires qui rejettent toutes les représentations humaines. De nombreux débats passionnés en Turquie et en émigration, comme parmi les spécialistes européens, posent la question du caractère véritable de l’alévisme, philosophie, religion autonome ou simple hétérodoxie musulmane. Cela ne me semble pas l’essentiel dans l’apport d’Élise Massicard (qui d’ailleurs présente plusieurs courants actuels de l’alévisme qui se posent justement la question de l’appartenance à l’islam en général et au chiisme en particulier) qui a fait un travail de politologue et non d’ethnologue ou d’anthropologue et qui, par ailleurs, souligne ces débats internes à l’alévisme qui se pose effectivement la question de la définition du mouvement, religion, philosophie ou mode de vie. Le sous-titre intéressera les géographes, car il est ici question de territoires et de territoires multiples liés entre eux par des mouvements migratoires. Au départ, le territoire d’origine, pour le cas présent, en grande partie tribal et kurde (région de Sivas, en Anatolie centrale), en positions intermédiaires, les agglomérations turques, zones de réception de l’exode rural récent, comme Ankara ou Istanbul, à l’arrivée les cités industrielles européennes, lieux d’une immigration turque nombreuse et au retour (ici surtout Berlin, agglomération comprenant de nombreux Alévis parmi la population immigrée originaire de Turquie), éventuellement, les espaces politiques turcs où se réinsèrent des individus qui font la navette entre tous ces territoires.
L’ouvrage est organisé en trois parties et onze chapitres, suivant le long prologue cité qui est véritablement utile pour la suite de la lecture. Ces trois chapitres sont intitulés :
• Un mouvement polymorphe et divisé.
• Le difficile ancrage du mouvement en Turquie.
• La localisation de l’identité.
Ce livre d’Élise Massicard, ou d’ailleurs plusieurs de ses articles (Études du CERI, European Journal of Turkish Studies), offrent une merveilleuse illustration de ce que peut être un « espace transnational » ou plutôt, selon l’auteure, d’un espace qu’il vaudrait mieux qualifier de trans-étatique. La comparaison entre la situation turque, où émergent de très nombreux mouvements tactiquement et idéologiquement opposés, mais malgré tout en recomposition incessante, confrontés aux aléas de la vie politique turque comme à certaines interférences externes (pression européenne sur la démocratisation de la vie politique turque, intérêt de l’Iran chiite, tentatives de « fédérationisme » kurde…

, et situation européenne, principalement allemande, où les Alévis jouissent d’une bien plus grande liberté de man½uvre, a amené des évolutions contraires : un relatif émiettement de la revendication alévie, sous diverses pressions qui elles-mêmes sont en constante évolution ; une réelle structuration en Allemagne et au-delà sur tout le champ migratoire turc en Europe. À première vue, l’ouvrage peut paraître éloigné des préoccupations des lecteurs de la REMI : la situation européenne ne fait l’objet que d’un seul chapitre à la fin du livre : « L’Alévisme en Europe : une cristallisation par l’extérieur ? » (pp. 279-314). En réalité, tout le texte est traversé, ce qui n’est certes pas un accident, par des considérations entre ceux que l’on pourrait désigner comme « les Alévis d’ici » et « les Alévis de là-bas », ainsi les pp. 269-273 avec les paragraphes consacrés à « Berlin : l’alévisme en migration ». L’auteure explique clairement que les enjeux ne sont pas les mêmes en Europe occidentale et en Turquie, mais les acteurs sont souvent en relation constante et il n’est pas rare que les Alévis d’Europe cherchent à influer sur la politique turque envers leurs collègues anatoliens comme ceux de Turquie se reposent en partie sur ceux d’Europe pour défendre leurs droits en Turquie. Nous citerons parmi ces acteurs de premier plan plusieurs députés du Bundestag (Cem Özdemir), Ozan Ceyhun, de Länder de Berlin (Ozan Ceyhun, Özcan Mutlu) ou du Parlement européen (Ali R¦za Gülçiçek, à la fois député turc de la gauche social-démocrate, député européen et ancien dirigeant de la plus puissante fédération associative d’Allemagne : l’AABF ou Almanya Alevi Birlkileri Federasyonu).
L’étude d’Élise Massicard, qui a donné en parallèle plusieurs articles, dont l’un, publié dans les Études du CERI, me semble être un modèle du genre pour qui s’intéresse à la définition des réseaux migrants transnationaux, et d’une grande finesse d’analyse (voir par exemple le sous-chapitre intitulé « les territoires du mouvement aléviste » dans l’introduction, pp. 12-15). Elle ne s’appesantit pas sur les problèmes de définition de l’essence de l’alévisme, ce n’est pas son objet, mais elle décrit tous les courants de pensée, qui mobilisent ethnologie, théologie, politologie, sociologie…, agitant la population alévie, tant en Turquie qu’en émigration, la place et le rôle insignes de la jeunesse alévie en mal de reconnaissance et approfondit toutes les pistes de recherche qui font de l’alévisme turc, qu’il soit d’ailleurs turc ou kurde, un passionnant mais extrêmement complexe champ d’étude sur la demande de démocratisation de la population turque dans son ensemble. Les circonstances historiques de la naissance, du développement, de l’évolution de l’alévisme sont brossés à grands traits, mais cette analyse ne me semble en aucun cas trahir l’historicité du mouvement dans sa complexité (Prologue pp. 17-51 : Des « trajectoires historiques complexes »

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Cet ouvrage permet une lecture nouvelle et facilitée d’un fait social global complexe, qui intéresse autant la politique intérieure turque que celles de chacun des pays européens d’immigration. L’alévisme apparaît en pleine et rapide transformation, due tant au fait de la nouveauté du fait migratoire international pour la population rurale turque qu’à un réel mouvement de démocratisation de la société turque. Il y a sans doute encore beaucoup à écrire sur l’alévisme en Turquie et dans le champ migratoire, mais l’ouvrage d’Élise Massicard est sans nul doute une étape incontournable pour les spécialistes de la Turquie contemporaine et un excellent exemple d’étude d’une population transnationale, ou pour reprendre le terme de l’auteure, trans-étatique!
Ecrit par Stéphane de Tapia / revues.org
SEVGI HER SEYIN ILACIDIR...
Les reflextions sur la situation de La SYRIE
Bonjour à tous je voudrais bien partager avec vous certaines vérités, bien cachées par le media français ainsi que turc. C’est un devoir de nous tous envers de nos frères [i] alaouites de Syrie, En effet je trouve inadmissible de rester sans réagir sur la situation actuelle ainsi que énorme des informations qui circulent par les impérialistes occidentaux et leur ailés de toujours, notre pays : la Turquie . Je vous rappelle que la Syrie est seule pays les alevis tient en pouvoir ; malgré certaines pratique anti-démocratiques qui sont mise en ouvre par le gouvernement de Bachar el Assade nous, (commuté alevi de France) devrons réagir sur la situation. Fraternisé avec les Syriens au lieu de subir. Au moine de chose Je pense que votre fédération (FUAF) devrait faire un communique de presse en Frace
Voici Quelque liens bien utiles pour informer
Infosyrie.fr
Investige’Action, michelcollon.info etc
Article en PDF :
Guerre de l’information, propagande et média-mensonges : la Syrie est plus que jamais le terrain d’un journalisme à géométrie variable.
Depuis le début des troubles qui ont éclaté en Syrie dans le contexte du « Printemps arabe », l’information, la ré-information et la désinformation s’affrontent sur ce terrain que rendent particulièrement mouvant les intérêts multiples des différentes communautés et confessions qui y cohabitent, mais aussi les rôles ambigus de plusieurs acteurs internationaux et, notamment, ceux de la Turquie et de l’Arabie saoudite, comme celui du Qatar et de sa chaîne de télévision de plus en plus controversée, Al-Jazeera.
Face à cette situation critique, le gouvernement baathiste avait opté pour une politique d’opacité, la fermeture des frontières et l’interdiction des journalistes et autres observateurs.
Vérifier la fiabilité des informations qui parvenaient de Syrie était dès lors souvent très difficile. Mais pas impossible : en juillet, j’avais obtenu un visa et l’autorisation de me déplacer librement à travers tout le pays, de Deraa à Alep et de Latakieh à Der-ez Zor –et je n’étais pas le seul sur place : François Janne d’Othée, Alain Gresh du Monde diplomatique, ou encore Gaëtan Vannay de la Radio suisse romande.
J’avais observé la situation à Homs, où les manifestants « pacifiques » munis d’armes à feu s’en étaient pris à l’armée, et, le vendredi 15 juillet, à Hama, dont les quelques milliers de manifestants que j’avais pu y dénombrer s’étaient miraculeusement démultipliés en 500.000 opposants dans les dépêches de l’AFP, « information » benoîtement reprise par Euronews, France 24 et la plupart des journaux « mainstreams » ; seul Le Monde faisait exception, renchérissant avec l’annonce de 600.000 manifestants (Hama compte à peine plus de 340.000 habitants).
Cette politique d’opacité s’est ainsi rapidement révélée contreproductive pour le gouvernement syrien, dans la mesure où l’opposition a peu à peu diffusé des rapports fallacieux, grossissant l’importance des mouvements de contestation dans des proportions colossales : concernant le nombre des morts et celui des manifestants, la bataille des chiffres a atteint des degrés confinant à l’absurde, comme l’illustre bien l’exemple évoqué, relatif à la mobilisation de l’opposition à Hama.
Absents du terrain et manifestement peu enclins à critiquer leurs sources, les médias occidentaux n’ont en effet pas soupçonné les « informations » qu’ils recevaient par les canaux de l’opposition, rejetant en revanche les communications du gouvernement syrien, considérées comme propagandistes ; entre autres cas d’école, aucun doute n’a jamais été émis à propos des vidéos transmises par l’opposition et supposées témoigner d’une Syrie à feu et à sang, de manifestations de dizaines ou centaines de milliers de participants, alors que, systématiquement, les images diffusées étaient constituées de gros-plans présentant quelques centaines de personnes seulement. Et les rares observateurs qui ont pu entrer en Syrie et faire part de leurs constatations ont généralement été désavoués et discrédités, comme des affabulateurs ou des supporters de la dictature.
Parmi les sources principales des médias, on trouve l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH), presque toujours cité en référence par les journalistes et qui domine largement « l’information » sur la Syrie (c’est cette organisation, basée à Londres, qui avait annoncé le nombre de 500.000 manifestants à Hama, le 15 juillet 2011).
Or, il n’est pas très difficile de se renseigner sur l’identité de l’OSDH et des personnes qui se cachent derrière ce label aux apparences honorables, à commencer par son président, Rami Abdel Rahmane, un opposant de longue date au régime baathiste, très connu en Syrie comme étroitement associé aux Frères musulmans, organisation islamiste radicale dont l’influence grandissante sur le mouvement de contestation en Syrie laisse entrevoir de plus en plus clairement l’ambition de ce groupe que d’aucun croyait presqu’éteint, du fait de son interdiction par le régime, mais qui couvait dans la clandestinité.
Le 17 novembre, les Frères musulmans sont sortis du bois : alors que plusieurs observateurs estimaient le mouvement exsangue et sans plus aucun poids, le porte-parole des Frères, Mohammad Riad Shakfait, en exil en Turquie, s’exprimant au nom du « peuple syrien », a annoncé qu’une « intervention était acceptable pour protéger la population civile ». Il en a précisé les contours : l’intervention serait mieux reçue si elle venait de la Turquie plutôt que des puissances occidentales (la Turquie, gouvernée par un parti islamiste qualifié de « modéré », l’AKP).
En juillet, j’avais également pu constater l’implication grandissante des Frères musulmans dans les mouvements de contestation, à tel point que les minorités communautaires (Chrétiens, Druzes, Kurdes, Chiites… outre les Alaouites et une partie de la bourgeoisie sunnite) s’en étaient désolidarisées et revendiquaient même leur soutien au régime, par crainte de la montée en puissance des islamistes syriens, dont les intentions sont sans équivoque : l’instauration en Syrie d’une république islamique.
Plus encore, les Frères musulmans, membres du Conseil national syrien (CNS), qui rassemble les principaux courants de l’opposition, très hétéroclites et aux objectifs divergents, et se présente comme une alternative au gouvernement de Bashar al-Assad, ont entamé au nom de ce CNS des négociations avec la Turquie, mais aussi avec des gouvernements occidentaux, pour l’établissement en Syrie d’une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils, alors que la ligne du CNS avait été, jusqu’à présent, de refuser toute ingérence étrangère. Il ressort clairement de ces événements que les islamistes ont pris une influence non négligeable sur l’ensemble de l’opposition et de ses structures exécutives.
En d’autres termes, il apparaît sans ambiguïté que, durant ces derniers mois, les médias occidentaux ont été « informés » par les Frères musulmans syriens via l’OSDH et ont, complaisamment ou non, servi leur agenda pour la Syrie.
Conscient de la nécessité de contrer efficacement la propagande de l’opposition, et ce de manière crédible et imparable (c’est-à-dire autrement que par des démentis officiels), le gouvernement syrien a semble-t-il décidé, depuis plus d’une semaine, de laisser à nouveau entrer sur son territoire des observateurs étrangers, et ce dans un contexte de plus en plus tendu : la Ligue arabe a sévèrement critiqué la Syrie, motivée par l’Arabie Saoudite et le Qatar, très impliqué dans le soutien aux mouvements islamistes libyens, tunisiens et syriens ; Israël, silencieuse depuis le début des événements, a accepté de recevoir les représentants du CNS et d’entamer avec eux des négociations ; la Russie, pourtant alliée historique du régime syrien, a fait de même (tout en déployant toutefois sa marine de guerre dans les ports syriens, message très clair à ceux qui envisagent, à Ankara ou ailleurs, une intervention militaire sur le sol syrien) ; enfin, la militarisation de la contestation en Syrie : l’opposition semble avoir décidé de passer à l’offensive et de plus en plus d’attaques ont lieu contre les forces armées gouvernementales syriennes, dont certaines à l’arme lourde, dont aussi des tirs de snipers sur les policiers, des enlèvements et des assassinats, et une « Armée syrienne libre », constituée de « déserteurs », a commencé la lutte contre le gouvernement et demandé au CNS de la recevoir sous son commandement (un doute subsiste cependant quant à la constitution de cette Armée syrienne libre, dont le gros des forces pourrait être en réalité composé d’éléments étrangers ayant revêtu l’uniforme syrien, majoritairement islamistes et armés par le Qatar).
Si certains médias ont commencé de changer leur point de vue sur les événements en Syrie (voir, par exemple, l’article de Christophe Lamfalussy publié par La Libre Belgique ce 19 novembre ou le reportage de la RTBF, encore timide cela dit, diffusé lundi 21, qui confirment à présent les propos des « affabulateurs » de juillet), cette ouverture n’a cependant pas réussi à enrayer la guerre de propagande hostile au régime baathiste, qui n’a pas seulement pour moteur l’organisation des Frères musulmans et les divers courants de l’opposition regroupés dans le CNS.
Déjà très impliqué dans le renversement du gouvernement de Libye, où, suite à un accord bilatéral avec la France, il a armé plusieurs mouvements islamistes, le Qatar utilise désormais son bras médiatique, Al-Jazeera, pour soutenir la contestation en Syrie, comme il l’avait fait en Tunisie, contre Zine Abidine Ben Ali (au Maroc, en revanche, Al-Jazeera avait abandonné à leur sort les manifestants qui dénonçaient la monarchie ; même silence d’Al-Jazeera sur le massacre des protestataires au Bahreïn, qui furent écrasés par les chars, appuyés par des troupes saoudiennes envoyées en renfort).
Ainsi en témoigne ce tout récent exemple d’un média-mensonge « made in Qatar » : ce dimanche 20 novembre, Al-Jazeera (et Al-Arabia : Dubaï – Émirats arabes unis) a diffusé un reportage annonçant l’attaque du siège du parti Baath, à Damas.
Selon Al-Jazeera, deux hommes en moto ont tiré deux roquettes au moins sur le bâtiment, qui s’est embrasé ; et l’attentat a été revendiqué par l’Armée syrienne libre, qui a ciblé ce symbole du pouvoir, dans le centre de Damas, la capitale, jusqu’alors totalement épargnée par ces neuf mois de contestation.
Le régime de Bashar Al-Assad, touché en plein c½ur et pour la première fois à Damas, serait-il au bord du gouffre ?
À nouveau, à l’appui de cette « information », concoctée par Al-Jazeera cette fois, la caution de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme, qui a même apporté des précisions : deux roquettes supplémentaires ont encore été tirées, mais ont manqué leur cible…
Comme d’ordinaire, « l’information » a été reprise en ch½ur par tous les médias mainstreams.
Ce même dimanche au soir, un de mes contacts à Damas m’a téléphoné : « ma famille habite tout près du siège du parti Baath ; le bâtiment est intact ; c’est un mensonge ».
Lundi 21, j’ai demandé à une amie qui habite également Damas de vérifier pour moi l’information et de prendre une photographie du siège du Baath, en présentant à l’avant-plan l’édition du jour d’un journal occidental connu, de telle sorte qu’il ne puisse y avoir le moindre doute quant à la date à laquelle cette photographie a été prise.
Résultat : le bâtiment du siège du parti Baath à Damas est effectivement intact ; aucune roquette n’a frappé ni incendié l’immeuble.
L’Armée syrienne libre, après avoir revendiqué dimanche l’attentat sur sa page Facebook, a supprimé lundi sa revendication.
Entre désinformation organisée par une opposition islamiste, qui a reçu l’appui des monarchies du Golfe et des médias arabes dominants, et l’incompétence politiquement correcte des médias occidentaux, Damas peut toujours rouvrir ses frontières…
Pierre PICCININ
Historien – Politologue (Bruxelles)